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dimanche, novembre 29, 2020
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HIP HOP GROOVE : LE HIP HOP GROOVE brille à l’ombre du show bizz

Le HIP HOP GROOVE, est un mouvement organisé par le label X-Ray Entertainments, qui promeut par ses activités les cultures urbaines. Tout commence en 2005, alors que DannyStar de son vrai nom Mounga Daniel, venait à peine de fêter ses 16 ans quand son amour pour la musique le poussa à rassembler ses amis sous un même slogan « le rap ». C’est ainsi qu’à l’automne de cette même année il a crée le label dénommé X-Ray Entertainments. Un an plus tard, il rencontre celui qui deviendra son homme de main, Luv Marley (Kouam Jauvil) qui était spécialisé comme beat maker. Ce dernier fonda alors les Studios Lovers, qui deviendra l’organe principal du X-Ray Entertainments. La même année, ce binôme décidera de produire une compile qui réunira tous les MCs de la ville de Bangangté. Chose promise chose dû, l’album intitulé « s’unir pour réussir » verra le jour et comptera 12 titres, avec le titre phare qui regroupera une vingtaine d’artistes. Tous ces titres enregistrés et produits par Dannystar et Luv Marley. C’est pour dédicacé cette compile faite sous un modèle rare dans le milieu Hip Hop au bled, que Dannystar décidera d’y associer un concert, qui deviendra dès sa mise à jour un concept : Le Hip Hop Groove.


Cet évènement deviendra alors un objectif phare du X-Ray Entertainments. Il s’organise chaque année, soit pendant les grandes vacances, les congés de noël ou alors pendant la semaine de la (dé) fête de la jeunesse. Pourtant au départ il n’était réservé qu’aux rappeurs exclusivement ceux du département du Ndé, dès la deuxième édition, le mouvement s’ouvrira à d’autres villes et à d’autres disciplines de la culture Hip Hop. Les 4 premières éditions seront tour à tour organisées, d’une part dans l’ancien cinéma le Ndé (l’une des toutes premières salles de cinéma au Cameroun), et la maison du parti. Ce n’est que lors de la 5e édition et cette dernière que le mouvement est sorti de la dictature des quatre murs et des micros fermés, pour s’ouvrir à la plénitude de l’air et à l’ouverture du mic. La 5e édition en 2011 était au stade de tennis en plein air, à micro ouvert, et cette dernière à l’esplanade du complexe Eugenie à micro ouvert. Ces 6 éditions réunies ensembles ont regroupé depuis l’année 2006, plus de 1500 spectateurs, et plus d’une trentaine d’artistes. Pour ne pas citer les noms comme Phatal Prophète (qui s’imposait déjà comme le King à l’Ouest, mais qui a été forcé de s’exiler pour intégrer le fameux « axe Douala-Yaoundé », et depuis lors il est bloqué dans les embouteillages) Constant le propriétaire du label Big Boss, Duc Z, Franklin l’MC, One Love


Le Boss du X-Ray Entertainments, qui fête aujourd’hui ses 23 ans et ses 6 ans en tant que producteur, affirme avec véhémence qu’il est l’un de plus jeunes rappeurs et producteur Hip Hop au bled et que « le HIP HOP GROOVE est le plus grand spectacle hip hop de la région de l’Ouest », et est en passe de le devenir sur le triangle national. Ses arguments sont : la régularité, il estime que rare sont les mouvements Hip Hop au Cameroun qui s’organisent régulièrement chaque année et ce depuis 6 bonnes années. Ensuite il parle de la pureté, en affirmant que ces mouvements quoi qu’à la base Hip Hop, retournent toujours en cours de chemin leurs vestes pour des raisons qu’on n’ignore pas. Les mouvements qui se réclamaient 100 pour 100 Hip Hop, deviennent à la longue 100 pour 100 musiques urbaines. Il affirme que le Hip Hop Groove n’a pas changé de conviction et a une ligne éditoriale imperturbable. Enfin il nous parle de l’auto sponsoring. Le Hip Hop Groove, est un évènement fait maison, c’est les gars eux même qui vont passer sur scène qui collent leurs affiches, partagent leurs tracts, vendent leurs billets, construisent leur podium, font leurs graffitis, composent leurs musiques, écrivent leurs textes, achètent leurs matériels, paient les cachés des artistes invités… bref le X-Ray Ent est toute une structure, où chaque membre joue son rôle, et le joue bien.(www.facebook.com/Dannystar Da Boss).


Voici donc l’un des évènements qui sort de la dictature de l’ « axe Douala-Yaoundé », ils ne sont jamais passé sur Mboa, Kamer hip hop n’en avait jamais parlé, mais les gars font leur bonhomme de chemin. Ils nous prouvent par là que le hip hop kamer n’est plus seulement le hip hop de Douala et Yaoundé. Ils sont à l’ombre du show business, mais ils font tout pour maintenir allumé leur flamme, ils brillent.


Ils brillent mais, comme le propre de la lumière est de laisser de l’ombre, le Hip Hop Groove n’est pas tout blanc. Je leur fait les mêmes reproches qu’à tous les autres de la même catégorie. L’insuffisance de communication. Lors des 4 premières éditions on n’entendait presque pas parlé au Mboa de ce qui se tramait comme spectacle à Bangangté, et les gars ne commençaient la communication locale (il faut le préciser) que 2 semaines avant ledit spectacle. La sono n’était pas à la hauteur du mouvement. Mais les gars du X-Ray peu à peu ont commencé à le comprendre. Dés la 5e édition, ils ont commencé à vendre les billets un mois avant le jour du spectacle, ils ont intégré tous les autres domaines du hip hop, et ont misé sur la communication générale. Un partenariat fructueux avec Sweet Fm de Bangangté leur rapprochera de l‘un des plus grand animateur radio de l’Ouest Hans Duclaux Tjeka. Le Hip Hop Groove, s’est étendu et en plus d’un simple spectacle, a voulu apporté quelque chose de nouveau à l’art classique. Ils ne font pas « la découverte des déjà vus », et ensuite avant le spectacle ils organisent des ateliers de mode, de slam… des conférences pour débattre sur des thèmes qui permettront de réveiller la conscience rapologique des acteurs et des observateurs du mouvement hip hop, et des conférences de presse.
La 6e de toute, a été la plus grande, elle a pu réunir le 11février en plein air plus de 400 personnes à un  prix symbolique de 225 F fcfa, qui symbolise les 25 ans qu’il faudra au Cameroun  pour atteindre son émergence. Et ces organisateurs pensaient alors intégrer le hip hop dans cette marche, c’est ainsi que le thème de leur conférence-débat était « hip hop force de proposition », avec pour panéliste Tatla Mbetbo Félix et Alino Ndanga. Le spectacle était beau ce soir, mais on déplore toujours le retard qui est le propre de l’africain ? la qualité peu professionnelle de la sono… mais tout compte fait, les gars osent, proposent des choses, même si elles ne sont pas vues de tout le monde. Il faut qu’ils sachent que, le vrai n’est pas toujours ce qui est populaire et que ce qui est populaire n’est pas toujours vrai. Socrate l’a dit, parfois et toujours, « la vérité se cache, ce qui brille et ébloui les yeux c’est la fausseté ».


« Sortez du fameux « axe Douala-Yaoundé » et vous verrez des choses incroyables, que de rester dans votre coin et de vous prendre pour le centre du monde. » cité dans l’article : Ayriq Akam, bienvenue à Yaoundé ou au Cameroun ?


 

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