Dupree Koual : Mon album « Remember the time » arrive…

Animateur radio et télé, présentateur de spectacle, manager, producteur, réalisateur, acteur et artiste; toutes ces casquettes...

Animateur radio et télé, présentateur de spectacle, manager, producteur, réalisateur, acteur et artiste ; toutes ces casquettes pour une seule personne… comment fais tu pour gérer tout cela ?
Bien sur que ce n’est pas du tout facile, mais je pense qu’avec une bonne organisation l’archiviste se retrouve dans une bibliothèque bondée de livres. Je fais pareil et surtout notre génération qui dite sacrifiée a besoin pour la nouvelle génération et je crois que c’est seulement en bossant dure que je pourrais être un model pour eux.


Ne crois tu pas qu’il serait préférable que tu te concentres sur un ou deux trucs au lieu d’en faire 10 à la fois ?
C’est vrai qu’en étant focaliser sur une ou deux chose on peut avoir du succès, mais on peut aussi avoir être déçu au final. C’est difficile de porter plusieurs casquette mais je crois quand on est doté des dons de dieux, on doit y arriver. Il suffit de s’appliquer, de s’impliquer et surtout ouvrir les portes car vous n’ignorez pas la situation et le coût de vie dans les pays du tiers monde. Je me réveille toujours avec cette célèbre citation de l’Anglais Edison qui disait « More you work luckiest you are » traduction française « plus du travail, chanceux tu l’es ».


En 1998, tu t’es retrouvé du coté de l’Angleterre et tu n’as passé malheureusement qu’un an. Qu’est ce qui s’est passé ?
Malheureusement comme tu le dis si bien ce fut une rude épreuve pour mon avenir et tout ce qui va avec. Bref à cause du coup de la nature, je perdais ma source de financement et passer de la classe à la crasse n’était pas un jeu de bille. Résultat il fallait se demerder (vivre ou mourir). Mon frangin qui traînait déjà dans les baufourgs de Brixton nous a inculqué une nouvelle raison de vivre avec les potes chinetok, ce qui a foiré. Quelques mois plus tard, résultat écopé 10 ans à 15 ans d’emprisonnement ou fuir les Royaumes unies.


Après tu te retrouves tour à tour au Kenya et au Cape en Afrique Sud, pourquoi n’es tu pas rentré directement au bled ?
Je ne pouvais pas rentrer directement car les docs était Kenyan en ce periode là. La raison pour la quelle mon carnet d’adresse m’a orienté d’abord à Mombassa puis à Nairobi ou j’ai pu me refaire une santé. En ce qui concerne le Cape c’était juste pour en radio financé par la compagnie de David Grescham.


Finalement tu reviens au bled et tu t’engages dans le hip hop, pourquoi ce choix ?
J’ai toujours vécu dans un écosystème favorable à la musique. Mon feu grand frère était artiste musicien (Western burning) et je ne te fais pas rappeler que le hip hop n’est qu’une résultante du reggae et puis ça fait 5 ans déjà que j’avais des projets sur des instrus ricains de l’époque. C’est donc l’amour et cet engagement n’est pas né d’hier.


Pourquoi décides tu de tout arrêter ? bref pourquoi as-tu décidé de faire un pas en arrière ?
Après quelques scènes au bled, je m’étais rendu compte que le public camerounais n’était prêt à accueillir cette culture qui leur était encore étrangère et surtout la langue dans la quelle je m’exerçais ne jouait pas en ma faveur. Certains disaient même que j’interprétais les textes des rappeurs américains. En ce moment là, j’avais compris qu’on ne pouvais pas vivre de son art au bled mais qu’on pouvait promouvoir cette culture et réapparaître au moment opportun avec un nom, une popularité et du respect ; faire parti de ceux qui ont la main mise dans le biz, la communication, la production… question de revoir tous les aspect du biz et refaire mon répertoire d’où la loi de l’offre et de la demande.


Comment es tu arrivé à la radio ?
De retour au bled après mon échec sur les scènes, il fallait passer de l’autre coté de la corde et les FM prenaient de l’ampleur au bled. Je m’étais dit que c’était le moment propice pour moi de renouer avec mon talent de DJ en plus je suis doté des connaissances en communication. Il a fallu juste un casting dans le bureau de Morgan Palmer qui était chef d’antenne à Sky One Radio pour me retrouver à l’antenne. Il voulait du rêve et j’ai apporté un style nouveau, du jamais vu et tout en parlait dans Yaoundé.


Après la radio, tu as officié à la télé….
Un an plus tard, après avoir assuré mes dix heures d’antenne hebdomadaire, je décides de faire un pas de plus. La télé était ma prochaine cible. En juin 2005, un casting était annoncé sur STV et par le biais d’un pote qui officiait dans la boite, j’ai été informé et je m’étais dit qu’il fallait saisir ma chance. Je m’étais présenté au casting et j’ai été retenu ; pas parce que je connaissais tel ou tel mais parce que je m’étais dit avant le casting « s’il n’y avait qu’une seule place eh bien, elle était mienne ». Après 3 mois de stage, j’ai été retenu pour un nouveau programme « Dance floor ».


Quand as-tu réalisé que tu étais fait pour les médias, pour la communication ?
Au préalable, j’avais déjà une formation théorique de communicateur. Après mon retour au bled, je pouvais déjà bossé pour les structures en place, mais tu connais comment ça marche ici ! Moi je ne suis le fils de personne. Depuis le Kenya, je le faisais déjà mon job de communicateur et d’ailleurs le stage à metro FM n’était qu’une continuité des choses.


Actuellement tu prépares ton album…
Wesh, c’est un album que j’ai intitulé « Remember the time ». Il sera doté de 12 voir 14 titres. Dans l’album, je chante en argot local (camfranglais), en Français, Anglais et pourquoi pas en Espagnole (rire).


Il sort quand l’album ?
Je crois que D’ici Août 2008 on pourra déjà voir sa couleur. Car la multitude de producteur et artiste qui s’y affaire le pense aussi.


Comment trouves tu le niveau du hip hop kamer par rapport à ce qui se fait ailleurs ?
Au Cameroun, le talent ne manque pas. d’ailleurs cela se prouve à travers des albums et des exemples que ce soit en hip hop ou en football ou je ne sais quoi d’autres….
Le seul problème, c’est le manque d’encadrement. Je pense que les gars se battent très bien. Par rapport à ce qui se fait ailleurs, il y’a du chemin à faire.


Comment vois tu ce hip hop dans 10 ans ?
10 ans n’est pas si loin et je crois que les artisans du hip hop le savent, bien que c’est ensemble qu’on peu réaliser des merveilles. Il faut que les mc’s se prennent en charge, peu importe la main du gouvernement mise ou non. 10 ans c’est à coté, il faut que le monde parle du kamer comme pays représentant  cette culture. C’est seulement en bossant qu’on récolte les fruits. Et j’aimerai bien que chaque jeune voit en nous des potentiels exemple positif, pas comme des ratés. Dans cessons les petites guerres de chambres et le futur nous appartiendra.


Il parait que tu prépares aussi un film sur le hip hop ?
C’est vrai que je suis entrain de préparer un film, mais il n’est pas essentiellement hip hop. je crois que tous les jeunes auront pour leur compte. Le tournage est prévu pour 2009 et d’ailleurs le casting se fera aussi par le biais de kamerhiphop.com.


Comment comptes tu t’y prendre pour réaliser ces 2 projets gigantesques ?
Comme je disais au début de l’interview, rien n’est impossible quant on croit en dieu et on le craint. Quand on regarde les immeubles ou les pyramides d’Egypte, c’est hallucinant mais aucun homme sur terre n’a plus de 2.60m. quand on veut on se donne les moyens de les réaliser. Regarde P. Diddy aux USA, le mec fait tout et  n’est pas le seul et il le fait bien. Je crois que dieu a toujours été de mon coté et j’y crois plus fort que jamais.


Crois tu au hip hop kamer ?
Je dirais oui et non. Oui parce qu’il y’a du potentiel dans nos rues, cités et villages. Non parce que le talent à l’état brute ne représente rien. Je pense que le gouvernement et les artistes ont chacun sa part de responsabilité car « le talent à la porcherie ne représente rien si on le ne sort pas pour un bain chaud » (citation de DK).


Un conseil à l’endroit de la communauté ?
Je m’adresses à eux par ces mots : « les gars, arrêtons ces guerres inutiles, les sectorisations ou les appartenances sans objets car c’est à nous que revient la charge de sensibiliser le peuple en déroute. Soyons des exemples et non des indexés car on se bat pour des causes positives ».


Un contact ?
Appelez moi au (237) 77 36 82 73. ma boite mail est :
xcoolfree@hotmail.com.


Ton mot de fin ?
Je dirais unité, respect, fidélité ; ce sont mes secrets depuis le début de mon existence et je pense que la jeunesse doit faire autant.
Vive les causes objectives, vive le hip hop kamer
Kamerhiphop.com, respect !!!

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On Djoss
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